Phobie ou peur ?


Sans le ressenti d’une peur saine nous nous mettrions tout le temps en danger.

Il y a la peur ressentie face à un danger plus ou moins réel. Danger contre lequel nous pouvons néanmoins faire face, trouvant en nous les solutions pour le dépasser. L’impression de danger s’estompe grâce à une présence que l’on perçoit protectrice ou une explication rationnelle entraînant un raisonnement fondé et logique s’appuyant sur une réalité factuelle ou avérée.

A contrario, une peur phobique n’est pas fondée. La phobie nous « cloue » sur place, nous « pétrifie ». Nous paniquons, nos réactions deviennent incontrôlables, pouvant nous mettre en danger et y entraîner autrui (une maman pouvant lâcher son bébé à la vue d’une araignée, dans le cas d’une arachnophobie). Aucun élément ne peut alors être un soulagement, ni présence ni explication. La personne perd pied avec la réalité, communément appelé « décontextualisation ».

Prenons un cas concret : la phobie du chien

Un chien est tenu en laisse, par une laisse solide tenue par une poigne solide, ce tenant à une distance raisonnable excluant tout contact et de fait toute possibilité de morsure hypothétique. La personne oubliera ce contexte, occultant l’élément « laisse » -élément concret et rassurant- ne voyant que la gueule du chien. La taille du chien n’est pas importante, le même scénario pouvant se produire avec un chien format « sac à main ».

Que peut apporter une séance de relaxation ?

Dans un premier temps, une séance basée sur la détente, les visualisations et la respiration apporteront au sujet la prise en compte de la réalité, Dans le cas précis, prise en compte de l’élement « laisse », élément totalement occulté par la peur.

Le stress : un élément perturbateur ?

Dans le cas d’une peur ou d’une phobie, le stress va décupler ce sentiment, ajoutant un élément invalidant pour la personne concernée, la privant de quiétude.

Certaines peurs peuvent arriver à mettre un frein à leurs vies sociales, mettant un bémol à leur tissus relationnel. Par exemple, une personne ayant peur des souris ou des bébêtes rampantes ira jusqu’à se priver d’un rendez-vous galant plutôt que d’être confronter au « danger » d’une maison de campagne, sûre d’y trouver quelques animaux velus, ou d’une balade en famille à travers champs.

D’où vient la phobie ?

Un événement traumatisant peut en être la cause ; l’éducation d’un parent trop anxieux peu véhiculer et transmettre sa propre peur, surtout s’il tente par un raisonnement illogique de l’occulter. L’enfant comprendra donc par ce comportement qu’il y a un danger, hypothétique et abstrait. Il s’accaparera ainsi la peur de l’autre, communément appelé « apprentissage par imitation de modèle ». Les psys avancent la thèse du concept de « conflit inconscient. »

En conclusion…

Prendre conscience que chaque élément phobique possède une autre face. Il y a les arachnophobes, et les amoureux de mygales fascinés par la côté mystérieux de ces animaux, ou celui qui a peur de monter sur un escabeau à l’inverse du passionné d’escalade en milieu extrême.

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